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Plate-Forme "Economie Sociale et Solidaire"

Cette plate-forme existe depuis 2003 de façon informelle. Elle a été récemment constituée comme plate-forme de l'EGCA et regroupe un grand nombre d'organismes de l'économie sociale et solidaire au Luxembourg. Cette plate-forme se réunit sous forme de plénière une fois par mois, sans parler des nombreux groupes de travail ad hoc qui se réunissent selon les nécessités du moment.

Organismes représentés au sein de la Plate-Forme "ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE"

 

La Plate-forme "Économie Sociale et Solidaire" se situe résolument dans une perspective visant à :

  • Conférer des droits aux personnes en situation de chômage: notre vision de la lutte contre le chômage

Notre démarche part de l'axiome que chaque personne a des possibilités réelles d'intégration dans le monde de l'entreprise, que chaque personne peut apporter quelque chose à la société et que chaque personne mérite que la société lui ouvre des perspectives professionnelles, même si elles se situent dans le long terme.

Ainsi nous revendiquons la mise en place de procédures d'intégration efficaces des personnes fragilisées dans le monde du travail. Chaque entreprise devrait être mise en situation de pouvoir ainsi avoir la possibilité d'intégrer un certain nombre de personnes ayant des capacités professionnelles plus réduites que la moyenne.

Pour arriver à oeuvrer vers cet objectif, un modèle de financement centré sur la personne sans emploi suivrait les principes de base suivant:

  1. personnes sans emploi ayant des inadaptations sociales importantes, et donc ayant des besoins importants en matière d'encadrement psychosocial : forte implication financière de l'Etat ; personnes sans emploi ayant des inadaptations sociales légères et donc ne nécessitant pas d'encadrement psychosocial : faible implication financière de l'État.

  2. Le piège de la stigmatisation pourrait être évité en suivant l'idée suivante : ne pas établir de catégories de personnes sans emploi, mais transférer un certain pouvoir de décision au niveau des entreprises, qui elles-mêmes peuvent apprécier au jour le jour l'évolution de la personne accueillie.

  3. Il est également important de prévoir un financement adéquat pour l'encadrement psychosocial des personnes fragilisées et pour leur formation à l'intérieur de l'entreprise. Des modèles innovants sont à élaborer dans ce contexte, en prenant appui sur les expériences du passé, notamment pour le développement de normes d'encadrement.

  4. En outre nous tenons à rajouter que certains organismes du secteur social, prenant en charge depuis des décennies l'encadrement psychosocial de personnes éloignés de l'emploi, ont développé une expertise dans ce travail d'encadrement, expertise qu'ils sont prêts à mettre à la disposition d'entreprises d'autres secteurs, voire même d'entreprises commerciales.

Qu'est-ce-que l'économie sociale ?

L'économie sociale est le terme générique pour désigner les groupements de personnes (et non de capitaux) jouant un rôle économique : les coopératives de toutes natures (salariés, usagers, d'entreprises), les mutuelles (d'assurance ou de prévoyance santé), la plupart des associations gestionnaires.

Dans le contexte de l'économie libérale, l'économie sociale est née et a pris de l'importance au XIXe siècle dans tous les pays développés sous l'influence de courants divers (chrétiens, libéraux, socialistes?) et à l'initiative du patronat social aussi bien que du syndicalisme, voire de l'anarchisme, pour que vivent, à côté de celles ayant pour objet la rentabilité et la rémunération du capital investi, des initiatives économiques et sociales fondées sur d'autres principes et répondant à d'autres finalités.

C'est donc l'alliance de ces trois familles : mutuelles, coopératives, associations gestionnaires qui vit sous le concept « économie sociale ».

Et l'économie solidaire ?

L'économie solidaire est une forme émergente de l'économie sociale, surtout axée vers les initiatives de développement local, de réinsertion et de lutte contre l'exclusion.

Les organismes de l'économie sociale respectent les principes suivants :

  • liberté d'adhésion,

  • non lucrativité individuelle (excédents non redistribués par rémunération du capital apporté),

  • indépendance à l'égard des Pouvoirs Publics,

  • gestion démocratique selon le principe : « une personne, une voix ».

L'entreprise d'économie sociale :

  • elle est l'outil économique privilégié pour assurer la diversité et la liberté d'entreprendre,

  • elle est une des réponses les plus pertinentes pour permettre aux groupes de personnes sans grands moyens financiers de créer leur activité,

  • elle permet le développement durable dans les quartiers, régions ou pays à difficultés économiques et/ou sociales, voire politiques.

  • elle assure une protection efficace contre les mouvements spéculatifs,

  • elle est source de partenariats et de développement de la démocratie économique, de soutien aux initiatives équitables et solidaires,

  • elle entend modifier les normes d'évaluation généralement admises pour introduire la plus-value sociale et environnementale.

Elle est rentable économiquement et socialement. Elle conjugue modernité, innovation et développement durable.